Karim Cheurfi, une «obsession anti-flics»

Libération.fr

Les liens entre l’assaillant des Champs-Elysées, délinquant chevronné emprisonné à plusieurs reprises, et l’EI restent pour l’instant ténus.

Lorsqu’il sort, jeudi soir, vers 21 heures, de son Audi garée en double file au niveau du 102 de l’avenue des Champs-Elysées, à Paris, Karim Cheurfi fond vers le car de police. Kalachnikov à la main, il ouvre le feu sur le véhicule, tuant Xavier Jugelé, un policier de la 32e compagnie de la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC), et blessant deux de ses collègues. Une passante allemande reçoit des éclats de balle dans les pieds. Cette attaque, rapidement revendiquée par l’Etat islamique (EI), parachève, selon une source judiciaire, l’«obsession anti-flics» que cultivait cet habitant de Seine-et-Marne de 39 ans.

Arsenal. En 2001, Karim Cheurfi avait été interpellé après une violente altercation avec des automobilistes à Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne), dont l’un est adjoint de sécurité. Après une course-poursuite, Cheurfi leur tire dessus, les blessant grièvement au thorax. En garde à vue, le forcené ne désarme pas. Il profite d’un moment d’inattention d’un fonctionnaire pour lui voler son arme et tenter de l’abattre. Quatre ans plus tard, en 2005, il est condamné en appel par la cour d’assises du Val-de-Marne à quinze ans de prison.

Vendredi, les enquêteurs de la section antiterroriste de la brigade criminelle (SAT) et de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), agissant sous l’autorité du parquet de Paris, ont rapidement compris la connotation terroriste de l’acte de Cheurfi. Près de son corps, un mot défendant la cause de l’EI a été retrouvé sur le trottoir. Dans le coffre de l’Audi, c’est un arsenal que les policiers exhument : un fusil à pompe, un sécateur et deux couteaux de cuisine. Ils saisissent également un exemplaire du Coran ainsi que des notes manuscrites désignant le commissariat de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) et le siège de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) comme cibles (...)

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