Karaté, rédemption et nostalgie : le miracle « Cobra Kai »

Par Philippe Guedj
·1 min de lecture
William Zabka et Ralph Macchio, alias les karatékas rivaux quinquagénaires Johnny Lawrence et Daniel LaRusso, dans la série « Cobra Kai ».
William Zabka et Ralph Macchio, alias les karatékas rivaux quinquagénaires Johnny Lawrence et Daniel LaRusso, dans la série « Cobra Kai ».

Avertissement : l'article qui suit comporte quelques légers spoilers sur l'intrigue des trois saisons de Cobra Kai. Vous voilà prévenus !

Il y a la nostalgie béate de Stranger Things. Le fan service étouffant de la dernière trilogie Star Wars. Et puis, il y a Cobra Kai. Cette morsure-là, on ne l'a vraiment pas vue venir. Trois saisons et nous voilà intoxiqués par le doux venin d'un feuilleton miraculeux dont le concept, sur le papier, aurait pu facilement se mordre la queue. Prêtes à siffler, nos langues de vipères ont vite été crochetées par ce Cobra Kai dont le charme foudroyant n'est pas sans évoquer celui de La Guerre des étoiles ou Rocky ? ces grands divertissements populaires désarmants de simplicité, mais qui usent en virtuoses d'archétypes stimulants pour nos imaginaires. Mais comment ont-ils donc fait ?

Lancée en 2018 sur la version premium de YouTube, avant d'être rachetée puis diffusée par Netflix en 2020, Cobra Kai imagine ce que sont devenus les deux antagonistes du film Karaté Kid, trente-cinq ans après : Daniel LaRusso (joué par Ralph Macchio) et Johnny Lawrence (William Zabka), désormais frais quinquagénaires. Dans le long-métrage de John G. Avildsen (le réalisateur du premier Rocky), LaRusso, alors âgé de 14 ans, débarquait du New Jersey avec sa maman à Reseda, quartier populaire de la vallée de San Fernando, à Los Angeles. Harcelé dans son lycée par une bande de petites frappes emmenée par le gosse de riche Johnny Lawrence, élève du redouta [...] Lire la suite