Kagemusha, l’ombre du guerrier (Arte) Une fresque qui n'aurait pas vu le jour sans l'aide de George Lucas et Francis F. Coppola

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Une histoire vraie

Même si l’on peut trouver, dans cette tragédie guerrière, des correspondances littéraires avec l’oeuvre de Dostoïevski ou de Shakespeare, le maître du film de samouraïs, Akira Kurosawa (Les Sept Samouraïs, Ran…), éprouvait un malin plaisir à contredire les ténors de la critique : « Je me suis tout simplement inspiré d’un fait historique. C’était une tradition, chez les chefs de guerre, d’avoir, par prudence, un double — kagemusha — qui les remplaçait de temps à autre. Car s’ils mouraient, tout leur clan s’effondrait. »

George Lucas et Francis F. Coppola dans la bataille

Le surnom de Kurosawa, au Japon, a beau être L’Empereur, sans l’aide de Lucas et Coppola, Akira n’aurait jamais décroché la Palme d’or, en 1980. Les deux cinéastes l’ont aidé à finaliser le budget : « Je ne m’attendais pas à leur aide et ils ne me l’avaient pas proposée. Ils ont agi directement. »

Une fresque somptueuse et des “trésors nationaux”

Bien que le film dénonce la barbarie des combats, la geste guerrière est majestueuse. Et, pour que l’épique fasse mouche, pas de toc à l’horizon : toutes les armures de samouraïs — pour certaines, de véritables « trésors nationaux » du XVIe siècle — sont des pièces de musée.

Kagemusha, l’ombre du guerrier : lundi 24 mai à 20h55 sur Arte

J. Barcilon

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