"Kaamelott: Premier volet": Astier nous explique ce qu'apporte le cinéma à sa série culte

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CINÉMA - Les fans ont enfin leur Saint Graal. Kaamelott: Premier voletsort ce mercredi 21 juillet au cinéma, près de douze ans après la fin de la série culte diffusée sur M6. Alexandre Astier, “papa” de cette revisite décalée du célèbre mythe arthurien et interprète du décapant Roi Arthur, a répondu aux questions du HuffPost à l’occasion de la sortie en salle de son film, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

Il faut dire qu’après une décennie d’absence, renouer sur grand écran avec les improbables chevaliers de la Table ronde et leur souverain est un pari osé. Pour rappel, la série était diffusée sous un format shortcom -épisodes courts-, avant d’adopter un format plus long à partir du livre V avec huit épisodes d’une cinquantaine de minutes. Aujourd’hui Alexandre Astier sort du petit écran et nous propose un film de deux heures diffusé dans les salles obscures.

Kaamelott change, mais reste le même

Celui qui est à la fois l’auteur, le scénariste, le compositeur et l’interprète des musiques de la série semble confiant sur ce choix de métamorphose. Cette dernière apporte selon lui de la “grandeur”, mais aussi de la profondeur à ses personnages. Voyages à travers des décors de rêves, scènes de batailles, ballet de catapultes ou encore match endiablé de Robobrol... ce grand format a permis de libérer considérablement le champ des possibilités scénaristiques. “C’est un film qui est dense, il y a beaucoup de trucs dedans”, prévient d’ailleurs le réalisateur. Il rassure toutefois les fans:

“Ce format est quand même au service de quelque chose de toujours intime [...] Effectivement il se passe de grandes choses dans le film, mais ce sont toujours des petits personnages qui s’en occupent.”

Mais ne perd-on pas tout de même l’essence du Kaamelotttant apprécié des fans? Cet aspect intimiste qui fait du téléspectateur le témoin des dessous de la quête du Graal et l’observateur indiscret des problématiques très humaines de personnages dont la naïveté confine souvent à la stupidité. L’auteur est catégorique à ce sujet: “En tant que papa de tout ça, je ne vois pas ce que je peux dénaturer. Je peux aller partout, de toute façon ce sera toujours Kaamelott”, nous répond-il avec un sourire.

Un Kaamelott qui sonne large, se démarquant de la série par les décors, la musique, la réalisation... et un budget de 15 millions d’euros. Malgré tout, réaliser une série ou un film, même combat, selon le réalisateur. “Je ne pouvais pas montrer tout ce que je voulais montrer à l’époque de la série, c’était le jeu et il fallait se creuser la tête pour s’adapter aux limites que l’on avait. Mais c’était pareil pour le film: on est toujours limités et je me suis encore creusé la tête pour les choses que je n’ai pas pu montrer non plus”, nous confie-t-il, le regard pétillant.

Une belle histoire de famille

Enfin, ce Kaamelott version cinéma nous permet, certes, de retrouver des têtes chères à nos cœurs, mais nous en fait aussi découvrir de nouvelles à travers de nombreux nouveaux personnages. Et leurs interprètes ne vous sont pas inconnus: Sting, Alain Chabat, Antoine de Caunes, Géraldine Nakache, Clovis Cornillac, ou encore Christian Clavier. Mais un nom revient aussi très souvent en parcourant la fiche de casting: Astier.

Ce n’est pas un secret, Kaamelott est une histoire de famille. Dans la série, les parents d’Alexandre, Lionnel Astier et Joëlle Sevilla, incarnent ses beaux-parents. Josée Drevon, sa belle-mère, interprète Dame Ygerne, la mère d’Arthur. Et Simon Astier, son demi-frère, incarne Yvain, son beau-frère. Mais pour ce Premier Volet, de jeunes membres de la famille ont rejoint les rangs. En tout, six des sept enfants d’Alexandre Astier sont passés devant la caméra: Jeanne, Ariane, Neil, Ethan, James et Aaron. Même sa compagne Luna Karys a eu droit à son petit rôle.

“Chez nous le jeu c’est une tradition familiale, nous explique l’interprète du Roi Arthur. Déjà mes enfants ce sont des petits enfants d’acteurs, donc ils entendent parler de ça tout le temps depuis qu’ils sont nés, c’est leur vie, ils baignent dedans”.

“Du coup, il y a quelque chose de complètement naturel à écrire pour eux, à les faire jouer. Même petits, je les fais venir et je leur fais faire une réplique ou deux pour les habituer. C’est une boutique familiale donc il faut qu’ils s’y mettent. Après, s’ils n’ont pas envie de faire ça, ils feront autre chose, mais c’est une des choses que je peux leur passer. Et on est plus exigeant en famille, ça reste tendre, mais on travaille, on ne confond pas ça avec un repas de Noël”.

Vous l’aurez compris, Kaamelott change certes de forme et prend du muscle, mais le Roi lui-même l’assure: c’est du 100% Kaamelott, du pur Astier.

À voir également sur Le HuffPost: Ces cinq détails dans le teaser de “Kaamelott” ne sont pas passés inaperçus

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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