Kärcher demande aux politiques français de ne pas "exploiter" sa marque

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  • Valérie Pécresse
    Femme politique française

Comme Nicolas Sarkozy et d'autres depuis 2005, Valérie Pécresse a récemment utilisé le nom de l'entreprise allemande à des fins politiques.

POLITIQUE - En 2005, Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur promettait de “nettoyer au Kärcher la cité des 4000” à La Courneuve. Dix-sept ans plus tard, c’est Valérie Pécresse qui dit vouloir “ressortir le Kärcher de la cave” au moment de présenter son programme en matière de sécurité pour 2022. Et pour la marque allemande spécialiste des nettoyeurs haute-pression, cela commence à faire beaucoup. 

Comme le rapportent nos confrères de BFMTV, la branche française de l’entreprise a publié un communiqué de presse dans lequel elle déplore l’utilisation faite de son nom et de ce qu’elle représente. 

“Le groupe Kärcher se bat, depuis des années, pour que sa marque ne soit pas exploitée sur la scène politique française, où elle n’a pas sa place, et s’oppose à ce qu’elle soit associée à tout parti ou courant politique”, peut-on notamment lire dans le communiqué. Et la marque d’ajouter que son nom n’est “l’étendard” d’aucun parti politique. 

Une vieille habitude de la classe politique

À cet égard, Valérie Pécresse est particulièrement ciblée pour ses utilisations répétées du nom “Kärcher”. Car après une première utilisation du mot dans une interview accordée à La Provence le 5 janvier, la candidate LR à la présidentielle l’a répété à plusieurs reprises, déclarant notamment sur franceinfo l’assumer et n’avoir aucun problème avec le mot. 

Ce qui n’est pas du goût de la firme, laquelle dit se trouver désormais associée avec les idées de “violence” et “d’insécurité” du fait de l’utilisation répétée de son nom dans des discussions autour des questions régaliennes. Et cela à chaque élection et polémique. Ainsi, en 2016, Kärcher avait voulu prendre les devants, envoyant un courrier aux 19 candidats au scrutin suprême pour leur intimer de ne pas utiliser son nom

Dès 2007, l’entreprise allemande s’était offert une campagne de communication dans la presse pour prendre ses distances avec toute volonté politique de détourner son image.

Après avoir laissé passer deux ans à la suite de la première utilisation de son nom par Nicolas Sarkozy, le tout dans un contexte de crise des banlieues, la société avait souhaité “mettre en garde les candidats contre l’usage métaphorique de (sa) marque” et réclamé du “respect” pour ses clients. Mais quinze ans plus tard, les “amalgames” qu’elle dénonçait perdurent décidément. 

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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