Juul passe un accord pour éviter le procès de ses vapoteuses aux États-Unis

Juul solde ses ennuis judiciaires aux États-Unis en acceptant de régler 438,5 millions de dollars d’amende (442,5 millions d’euros). L’accord annoncé mardi 6 septembre met un point (presque) final à l’enquête de deux ans menée “par des dizaines de procureurs généraux” qui accusaient le fabricant de cigarettes électroniques d’avoir pratiqué une “publicité ‘cynique’ pour ses produits de vapotage auprès de mineurs”, rapporte le Financial Times.

Ce règlement “conclu avec 33 États et Porto Rico mettra fin à l’une des plus grandes menaces juridiques pesant sur Juul” – tous les États n’ont pas ratifié l’accord et des poursuites de particuliers sont en cours. Les conditions de l’accord, estime un analyste dans le quotidien économique, sont “plus favorables que prévu” pour la start-up, qui a beaucoup perdu de sa superbe.

Manipulation et tromperie

L’enquête a établi que Juul “était parvenu à dominer le marché des cigarettes électroniques ‘en s’engageant délibérément dans une campagne publicitaire qui attirait les jeunes’. D’après le procureur général du Connecticut chargé de l’accord, l’entreprise “a commercialisé sans relâche ses produits de vapotage auprès de jeunes mineurs, a manipulé leur composition chimique pour qu’ils soient agréables au goût d’utilisateurs inexpérimentés, a recouru à un processus de vérification de l’âge insuffisant et a trompé les consommateurs sur la teneur en nicotine et la dépendance à ses produits”.

Depuis le début des poursuites, Juul a “mis fin à la plupart de ses publicités”, cessé la vente de recharges aromatisées et relevé l’âge minimum d’achat de ses vapoteuses à 21 ans, précise le quotidien économique.

Ses ennuis ne sont toutefois pas terminés. En juin, la Food and Drug Administration (FDA), l’Agence américaine du médicament, a interdit la commercialisation de ses produits, une injonction contre laquelle la société a fait appel et “qui pourrait l’obliger à retirer ses marques des États-Unis, où elle réalise plus de 90 % de ses ventes”, rappelle le journal britannique.

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