Publicité

La justice thaïlandaise ordonne à l'opposition de renoncer à réformer la loi sur le crime de lèse-majesté

La justice thaïlandaise a ordonné ce 31 janvier au principal parti d'opposition de renoncer à réformer la loi punissant le crime de lèse-majesté. La Cour Constitutionnelle estime que le principal parti à l’Assemblée a tenté de renverser la monarchie en évoquant publiquement le changement de la loi sur le crime de lèse-majesté ouvrant ainsi la voie vers une possible dissolution du parti vainqueur des élections législatives.

La Cour constitutionnelle du royaume a estimé que le parti Move Forward, grand vainqueur des élections législatives du mois de mai dernier, a tenté de « séparer le Roi de la Nation thaïlandaise » et de « renverser le régime démocratique avec le Roi à la tête de l’État » en évoquant une possible réforme de la loi 112 du Code Pénal sur le crime de lèse-majesté, rapporte la correspondante de RFI à Bangkok, Carol Isoux.

Le projet correspond pourtant à une aspiration de la jeunesse thaïlandaise.

Il s’agit pour l’instant d’un avertissement : la Cour n’a pas choisi de dissoudre immédiatement le parti ou d’ordonner un bannissement de la vie politique de ses membres, mais une autre juridiction pourrait s’appuyer sur cette décision pour le faire. Une telle décision provoquerait sans doute la colère des électeurs du parti qui a remporté le plus de sièges au Parlement, et de la jeunesse thaïlandaise qui a démontré dans le passé qu’elle était capable d’occuper la rue pour se faire entendre.


Lire la suite sur RFI