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La justice suspend un arrêté préfectoral visant les dealers marseillais

Halte à un arrêté visant des « dealeurs marseillais ». Jeudi, le tribunal administratif de Toulon a retoqué une mesure de la préfecture de Var interdisant la circulation des « individus résidant dans les Bouches-du-Rhône connus pour des antécédents judiciaires en matière de stupéfiants », ont indiqué les autorités dans un communiqué relayé par Libération. L’État a déclaré « prendre acte de cette décision ».

Alors que le narcotrafic marseillais s’enracine dans plusieurs villes, la préfecture du Var poursuivait l’objectif d’endiguer la venue des trafiquants dans certains points de deal, notamment à Hyères. Depuis plusieurs mois, la situation s’est particulièrement aggravée dans le quartier du Val des Rougières, où deux bandes rivales s’affrontent pour le contrôle du territoire. Les forces de l’ordre ont orchestré des actions pour juguler le commerce illégal.

« Un arrêté beaucoup trop large »

En réponse à ce phénomène, l’État a donc riposté. D’une manière trop prononcée pour la Ligue des droits de l’homme et l’Association de défense des libertés constitutionnelles. Ces deux organisations ont adressé une saisine au tribunal administratif pour contester l’arrêté. Le juge des référés leur a donné raison en indiquant que « les critères […] ne sont pas adaptés pour prévenir les troubles », comme l’a relaté Le Figaro. Le tribunal a souligné une mesure qui « porte une atteinte grave et illégale à la liberté d’aller et venir ».

Une décision dont s’est réjouie la Ligue des droits ...


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