Justice. Le statut vaccinal des jurés, nouvelle bataille de prétoires aux États-Unis

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Les exigences de certains juges ou avocats américains en matière de vaccination peuvent restreindre la sélection des citoyens appelés à rendre justice. Au risque de menacer l’impartialité des verdicts.

Partout dans le monde, “le Covid-19 est venu gripper les rouages de la justice”, constate The Economist. Les retards s’accumulent. Pour éviter l’apparition de clusters dans les tribunaux, certains juges ont requis la vaccination des jurés, une mesure controversée qui peut aboutir à des recours.

Lors du procès d’Elizabeth Holmes, qui s’est conclu par la condamnation de l’ex-coqueluche de la Silicon Valley, pas moins de neuf jurés ont dû être récusés car non vaccinés, explique l’hebdomadaire britannique. “Or en quoi le statut vaccinal d’un juré jouerait-il sur son impartialité ? Et existe-t-il des solutions alternatives permettant de faire travailler un jury autrement qu’en présentiel, dans une même salle ?”

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Les jurys populaires aux États-Unis sont constitués en sélectionnant aléatoirement des citoyens. S’ils ont longtemps été choisis au sein d’un groupe d’“hommes dont l’intelligence et la probité [étaient] reconnues”, l’exigence de représentativité a poussé à élargir la sélection à l’ensemble de la population. “Un jury se doit ainsi d’offrir une bonne représentation de la société en termes d’âge, de couleur de peau, de confession religieuse et d’appartenance ethnique. Un idéal difficile à atteindre, et plus

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