La justice refait le match entre un promoteur et des associations de droit au logement

Libération.fr
Lors d'une action de l'association Droit au logement, le 26 novembre 2013, place de la République, à Paris.

Pour l'occupation, depuis décembre 2012, d'un immeuble dans le Xe arrondissement parisien, son propriétaire espagnol logé au Luxembourg réclame devant le tribunal des dommages et intérêts colossaux aux associations Droit au logement et Jeudi noir.

«L’enjeu de cette instance est la survie de Droit au logement, pas moins.» L’avocat de l'association, Simon Foreman, n’hésite pas à noircir le tableau devant le TGI de Paris. La société en nom collectif du 2, rue de Valenciennes, le sigle d’un promoteur immobilier, lui réclame la bagatelle de 2,5 millions d’euros pour l’occupation d’un immeuble de 1 000 m2 sis à la même adresse. En coulisse, Jean-Baptiste Eyraud, fondateur de ce mouvement d’entraide aux mal ou pas du tout logés, dont les statuts visent explicitement «l’application de la loi de réquisition sur les immeubles et logements vacants», refait ses comptes : «Notre budget annuel est de 180 000 euros, alimentés par des dons ; nous employons deux salariés et demi, payés à 120% du Smic.»

Fin 2012, une soixantaine de squatters investissement cet immeuble du Xe arrondissement, quasi inoccupé depuis deux ans. Ce n’est pas forcément la bonne cible, s’agissant de locaux professionnels précédemment loués par une bijouterie. Mais l’activisme de Droit au logement (DAL) et aussi de Jeudi noir (un collectif mouvementiste sans existence juridique) motivera la mairie de Paris à préempter l’immeuble en 2015 pour le transformer en logements. Voeux pieux à ce jour, une douzaine de squatters étant toujours sur la place dans l’attente du premier coup de pioche.

Portrait peu flatteur

Le promoteur fait officiellement profil bas, son avocat, Jacques Bouyssou, louant le «but honorable» des militants squatteurs, leur accordant même un «droit à l’erreur». Simple précaution oratoire avant de faire tourner la calculette des dommages et intérêts – une première judiciaire depuis la création du droit au logement. Jusqu’à l’absurde. En pleine crise de l’immobilier de bureaux, surtout en (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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