La justice ordonne la dissolution d'une vraie-fausse représentation de "la République de Donetsk"

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Voici trois ans que le ministère des Affaires étrangères ferraille devant les tribunaux pour dissoudre le centre de représentation de la République populaire de Donetsk, ouvert à Marseille en octobre 2017 et piloté par des personnalités françaises d’extrême droite. Infirmant le jugement de première instance, la cour d’Appel d’Aix vient d’ordonner sa dissolution.

Début octobre 2017, un inédit " centre de représentation de la République populaire de Donetsk (RPD) investissait un petit bureau dans un immeuble en verre de l’avenue du Prado à Marseille, quartier où fourmillent les consulats. Inaugurée par un coupé de ruban dans les salons d’un hôtel en présence de trois adjoints au maire de secteur, l’antenne créée ici est dirigée par un " consul honoraire ", représentant d’un État totalisant moins de 8 000 km2 et 2,3 millions d’habitants. Fruit de la guerre civile ukrainienne déclenchée en 2014, cette République n’est pas reconnue par la France. C’est dans cette logique que la cour d’Appel d’Aix-en-Provence vient d’en ordonner la dissolution, à rebours d’un premier jugement rendu fin 2018 par le tribunal de Grande instance.En dépit d’un statut d’association régie par la loi de 1901 et d’un financement reposant officiellement sur les dons de ses adhérents et autres soutiens, la " représentation " affiche néanmoins certains attributs d’une délégation diplomatique, à commencer par son drapeau dont l’aigle à double tête renvoie à l’héraldique russe. " Les missions...

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