Justice : pour Dominique Verdeilhan, au tribunal, "on juge des dossiers, mais aussi des individus"

"L’audience est ouverte." Cette phrase, Dominique Verdeilhan l’a maintes et maintes fois entendue au cours de sa carrière. Le journaliste et ancien chroniqueur judiciaire en a même fait le titre de son dernier livre. Pour lui, les faits-divers fascinent en raison de "la théâtralisation, le décorum des grandes salles d’assises". "Et puis c’est le revers de la médaille, tout ça, c’est la noirceur de notre société, parce que ce sont des drames. On pleure, on crie, on hurle dans une salle d’assises", explique-t-il. Des affaires similaires, mais des peines différentes Dans L’Audience est ouverte. Chroniques d’une justice défaillante, Dominique Verdeilhan, a choisi d’user de sa plume contre l’institution judiciaire. "Au bout de 33 ans de chroniques, j’aurais voulu mettre un point final à certaines affaires. Il y a des acquittements totalement inexplicables, parce que tout semble pointer du doigt la personne qui est dans le box", précise-t-il. Des frustrations auxquelles s’ajoutent des affaires où la justice a bien été rendue, mais avec un traitement différent, comme l’affaire Balkany et celle de Jérôme Cahuzac, qui portaient toutefois sur des faits similaires. "C’est la preuve que l’on juge des dossiers, mais aussi des individus", assure le journaliste.