La justice britannique refuse l'extradition d'Assange vers les États-Unis

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Invoquant un risque de suicide, la justice britannique a rejeté lundi la demande d'extradition du fondateur de Wikileaks Julian Assange vers les États-Unis, qui le réclament pour la publication de centaines de milliers de documents confidentiels. Le feuilleton en cours depuis une décennie autour de l'Australien de 49 ans, devenu pour ses soutiens un symbole du combat pour la liberté d'informer, ne s'arrêtera sans doute pas là. Les autorités américaines ont notifié le tribunal de leur intention de faire appel de la décision rendue par la juge Vanessa Baraitser.

Si cette dernière a rejeté les arguments relevant de la défense de la liberté d'expression, elle a estimé que "les procédures décrites par les États-Unis ne vont pas l'empêcher de se suicider" car il risque "des conditions d'isolement quasi total" dans le système carcéral américaine. Elle a donc refusé l'extradition "pour des raisons de santé mentale". Julian Assange reste dans l'immédiat détenu dans la prison de haute sécurité de Belmarsh avant une audience mercredi pour examiner une demande de mise en liberté.

Une peine de 175 ans encourue

Dans la salle d'audience, l'avocate Stella Moris, avec qui Julian Assange a eu deux enfants pendant sa réclusion à l'ambassade d'Équateur à Londres, a fondu en larmes. Julian Assange, vêtu d'un costume bleu, masqué, s'est lui essuyé le front. À l'extérieur de la cour criminelle de l'Old Bailey, le jugement a été accueilli par une explosion de joie par une trentaine de manifestants, ...


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