La justice égare une plainte, le crime avoué ne sera finalement pas jugé

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La justice égare une plainte, le crime avoué ne sera finalement pas jugé

La Cour de cassation, plus haute juridiction française, a confirmé, ce mercredi 11 décembre, un arrêt de mars 2018 de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon. Elle a ainsi rejeté le pourvoi formé notamment par la famille de Mohamed Abdelhadi, qui a aussitôt dénoncé un "déni de justice".
    
Le 9 décembre 2001, à Villefranche-sur-Saône (Rhône), Mohamed Abdelhadi disparaît à l'âge de 27 ans. Sa famille multiplie en vain les recherches. En 2008, elle dépose même plainte pour "disparition inquiétante". Là encore, sans succès.

Trois suspects mis en examen

Mais rebondissement en mars 2015: une femme dénonce son compagnon qui lui a avoué avoir poignardé à mort, avec son père, un jeune homme, dont ils a caché le corps dans une cave avant de l'enterrer dans un bois. En septembre 2016, le corps de Mohamed Abdelhadi est retrouvé dans un bois du Beaujolais. 
    
Le père et ses deux fils ont été mis en examen pour meurtre et complicité de meurtre. Le père, qui a reconnu les faits, est écroué.
    
Mais l'avocat de ce dernier avait saisi la justice, estimant que le délai de prescription, qui était alors de dix ans à compter du crime, était dépassé en l'absence "d'acte interruptif" dans la procédure. D'où l'importance de la plainte déposée en 2008 pour disparition inquiétante. 

Le suspect libéré l'an dernier

Mais cette procédure a été "égarée", rappelle la Cour de cassation dans son arrêt et les recherches pour...

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