Juste avant sa mort, la Youtubeuse Mava Chou avait déposé plainte pour harcèlement moral

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Mava Chou était suivie par 145.000 abonnés - Capture d'écran YouTube - Mava Chou VLOG
Mava Chou était suivie par 145.000 abonnés - Capture d'écran YouTube - Mava Chou VLOG

Sa mort avait été annoncée en milieu de semaine par sa meilleure amie. La Youtubeuse Mava Chou, suivie par 145.000 personnes, était en fait la cible de violentes critiques sur Internet.

Ce dimanche, son avocat a annoncé que la YouTubeuse avait déposé plainte juste avant son décès contre son ex-mari et contre X pour harcèlement moral.

"Une plainte a été déposée au nom de Maëva (Frossard, son vrai nom, ndlr) et de son nouveau conjoint pour harcèlement moral et provocation au suicide contre son ex-mari et contre X. Malheureusement la plainte est partie le jour de son décès", a indiqué à l'AFP Me Stéphane Giuranna, avocat à Epinal, confirmant une information du quotidien Vosges Matin.

Cinq plaintes déjà déposées

Le décès mercredi "en fin de journée" de la femme de 32 ans, mère de quatre enfants et connue pour relater depuis des années sa vie en vidéo, a été annoncé jeudi sur son compte Facebook dans un "post validé par sa famille" qui ne précisait pas les causes de sa mort et demandait de "ne pas chercher à en savoir plus".

Selon son avocat, "Mava Chou" avait déjà, en raison des attaques la visant sur internet, déposé cinq plaintes directement au commissariat depuis mai 2020, "mais elles n'avaient rien donné".

"Aujourd'hui, pour moi, cela s'apparente à un homicide des temps modernes. Vous pouvez tuer quelqu'un avec quelques paroles, des fausses informations et du harcèlement", a considéré l'avocat. Celui-ci compte maintenir la plainte, celle-ci ayant été déposée également au nom du nouveau compagnon de la YouTubeuse.

"Il faut absolument que les pouvoirs publics réagissent, durcissent les législations, donnent les moyens aux services d'enquêteurs d'identifier les harceleurs qui sont des lâches, écrivent derrière leur écran et se sentent tout puissants, il faut que la peur change de camp", a ajouté Me Stéphane Giuranna.

Contacté dimanche par l'AFP, le parquet d'Epinal n'avait pas répondu dans l'immédiat.

Article original publié sur BFMTV.com

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