« Jurassic World : le monde d’après » : crétacé, c’est assez !

Owen Grady (Chris Pratt) en mauvaise posture à Malte dans Jurassic World : le monde d'après.
Owen Grady (Chris Pratt) en mauvaise posture à Malte dans Jurassic World : le monde d'après.

Voici presque trente ans, Steven Spielberg révolutionnait le cinéma des effets spéciaux et le 7e art tout court avec le premier Jurassic Park. En 2022, avec son associé Frank Marshall pour le compte du même studio Universal, il se contente, comme producteur de Jurassic World : le monde d'après, de presser les dernières gouttes d'une formule vieillissante. On aimerait tellement ajouter « … et en voie d'extinction définitive », mais il y a fort à parier que ce sixième volet de la saga (le troisième sous le label Jurassic World) dominera une fois de plus la chaîne alimentaire du box-office. Pour notre part, les interminables 2 h 26 de cet indigeste gloubi-boulga du crétincé nous ont définitivement coupé l'appétit.

Les scénaristes, ces fripouilles, avaient pourtant su nous appâter avec un os aussi gros qu'un fémur de T-rex : cette satanée nostalgie du film initial, sorti en 1993. Astuce marketing très prisée depuis quelques années à Hollywood, Jurassic World : le monde d'après nous est ainsi vendu comme une legacy sequel, à l'instar des récents Halloween, SOS Fantômes : l'héritage, Scream et bien d'autres. Principe : bricoler une suite promettant de renouer avec l'esprit du moule original et qui, aux côtés des acteurs nouvelle génération, tire de la naphtaline la vieille garde préhistorique. En plus de Jeff Goldblum dans le rôle du mathématicien dragueur Ian Malcolm (qui faisait déjà une courte apparition dans le précédent volet, Fallen Kingdom), les paléontolo [...] Lire la suite

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