Juncker ne veut pas d'un budget pour la zone euro

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a rejeté mercredi les propositions françaises visant à doter la zone euro d'un budget et d'un parlement séparés de ceux de l'UE, une idée à laquelle Berlin n'est désormais plus hostile. /Photo prise le 13 septembre 2017/REUTERS/Christian Hartmann

STRASBOURG (Reuters) - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a rejeté mercredi les propositions françaises visant à doter la zone euro d'un budget et d'un parlement séparés de ceux de l'UE, une idée à laquelle Berlin n'est désormais plus hostile.

Seule la proposition française de nommer un ministre des Finances de la zone euro a trouvé grâce à ses yeux dans son discours sur l'état de l'Union européenne à Strasbourg.

"L’efficacité requiert que les instruments de gestion de la zone euro soient intégrés. Nous n’avons pas besoin de structure parallèle. Nous n’avons pas besoin d’un budget à part de la zone euro. Il nous faut une ligne budgétaire forte de l’Eurozone dans le cadre de notre budget de l’Union", a-t-il dit.

"Je demande pour des raisons d’efficacité que le commissaire de l’Economie et des finances soit aussi le vice-président de l’Eurogroupe", a-t-il ajouté devant le Parlement européen.

Le président français a répété jeudi dernier à Athènes qu'il souhaitait la création d'"un vrai budget de la zone euro", avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique.

Il devra, pour y parvenir, convaincre les dirigeants allemands, dont les propositions vont jusqu'à présent bien moins loin et avec lesquels il prévoit d'écrire une feuille de route de réformes européennes d'ici la fin de l'année.

"Sur la zone euro, Jean-Claude Juncker ouvre surtout des pistes et renvoie les propositions détaillées à décembre", a réagi l'Elysée en fin d'après-midi.

Le "calendrier" du président de la Commission européenne, est "cohérent avec la feuille de route que le président de la République a annoncé vouloir présenter rapidement et construire avec nos partenaires d’ici la fin de l’année", a-t-on ajouté.

(Gilbert Reilhac, avec Michel Rose à Paris, édité par Marine Pennetier)

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