Juliette Armanet de retour avec "Brûler le feu", un album "physique, sensuel, charnel"

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Juliette Armanet - BFMTV
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L'heure du retour a enfin sonné pour Juliette Armanet. Plus de quatre ans après le succès retentissant de son premier album, Petite Amie, la chanteuse réinvestit les rayons des disquaires avec Brûler le feu: un deuxième disque qu'elle a voulu "solaire, lumineux", pour "donner envie de danser", comme elle le confie à BFMTV.

Car l'attente a été aussi longue pour Juliette Armanet que pour ses fans. Comme tous les artistes, elle a dû mettre sa carrière sur pause face à la pandémie qui a maintenu toutes les salles de spectacle fermées pendant des mois:

"Quand on a rencontré cet amour du public, qui est un amour incroyable, fou, qui m’a épanouie, m'a donné confiance en moi, dans ma musique, dans mon travail, dans mes aspirations les plus profondes... quand on en est privé pendant trois ans, il y a vraiment un manque."

Comme pour rattraper le temps perdu, la Victoire 2018 de l'album révélation opère son retour avec un disque résolument dansant: "Le titre Brûler le feu, c'est un éloge de la passion, du désir sous toutes ses formes (...) Cet album a quelque chose de physique, sensuel, charnel. Il y a des ballades, évidemment, mais il y a aussi pas mal de chansons pour danser, transpirer... des chansons pour la scène."

Une "néo-variété française" mâtinée de "french-touch"

En témoigne Le Dernier jour du disco, premier extrait dévoilé en septembre dernier, qui comme son titre l'indique puise son inspiration du côté de la musique dance des années 1970. Un parti pris à mille lieues des ballades romantiques en piano-voix de son premier opus, qui lui avaient valu de flatteuses comparaisons avec Véronique Sanson.

https://www.youtube.com/embed/hTHmZYC7Zws?rel=0"Je n'ai pas cherché à refaire le même disque", explique-t-elle en parlant de "néo-variété française": "j'ai été chercher des textures un peu plus chimiques, dans la french touch, qui flirtent avec une espèce de disco 2.0. Il y a aussi des ballades qui vont parfois chercher des clins d'œil à la pop des années 1990, très soul, assez ronde, enlevée, romantique. Donc il y a pas mal de chemins qui s'entremêlent (...) Bizarrement, ce disque va peut-être plus chercher dans un croisement entre les années 1970 et 1990 que dans les années 1980."

"Je me suis autorisée beaucoup de choses"

Pour trouver la musique de son deuxième album, Juliette Armanet a dû rompre avec les habitudes de ses débuts: "J'avais envie d'aller dans les extrêmes, d'avoir une orchestration riche, foisonnante, des cordes, de grandes plages lyriques, d'oser de grands moments de danse, de sueur... Je me suis autorisée beaucoup de choses. Je voulais que ce soit un disque très libre, avec de l'audace, qu'il y ait un peu de danger."

Ces nouveaux horizons musicaux, c'est en parcourant les scènes de France pour défendre son premier album qu'elle les a découverts:

"L'expérience du live m'a énormément nourrie sur comment orchestrer des chansons, comment les rendre plus amples, comment pousser les curseurs (...) J'y suis allée pied au plancher en me disant que je voulais un disque généreux, large, avec de l'audace, de l'élan, de la démesure (...) Je me suis passionnée pour la science des arrangements de cordes. C'était hyper généreux, hyper intéressant."

L'amour comme "carburant"

L'interprète de L'Indien parle avec exaltation d'une recherche "passionnelle": "Je suis rentrée dans chacun des arrangements, dans chaque son de caisse claire, chaque riff de violon, chaque harmonie... j'ai vraiment plongé la tête dans ma musique à corps perdu. J'ai adoré ça, parce que je me suis découverte musicienne, arrangeuse (...) Si sur chaque disque j'arrive à ouvrir des portes que je n'ai pas pu ouvrir avant, le chemin sera super passionnant."

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Si elle se renouvelle, elle n'en oublie pas l'essence de sa musique: des textes qui parlent d'amour. "C'est peut-être l'un des sujets les plus politiques", expose-t-elle: "Comment on s'aime, comment ce fluide-là circule entre les êtres. C'est le sujet le plus universel, il nous rassemble tous. Qui que tu sois, ta classe sociale, ton pays, on a tous traversé les émotions amoureuses (...) Je pense que je parlerai d'amour toute ma vie. Ce sujet, c'est mon carburant."

Article original publié sur BFMTV.com

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