Julien Dray «Je ne tire pas un trait sur le PS»

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L’ancien député de l’Essonne, qui a encore du mal à accepter l’abandon du chef de l’Etat, se désole de la stratégie adoptée par Benoît Hamon. S’il reste fidèle au candidat PS, il ne fustige pas pour autant les nouveaux ralliés à Emmanuel Macron et appelle à l’émergence d’un «front progressiste».

On le retrouve dimanche, de bon matin, dans un café place de la Bastille, à Paris, où il a ses habitudes. Julien Dray sort d’une séance de sport. Avec le même appétit, il s’enfile deux tranches de cake et distribue les bons - et surtout les mauvais - points à gauche. On comprend qu’il n’a pas complètement digéré la non-candidature de son ami Hollande. Et qu’il ne se satisfait ni du succès de Macron au centre ni du niveau de Mélenchon à gauche, convaincu que le Parti socialiste a encore un rôle central à jouer pour faire émerger une «majorité des progressistes». Acteur des campagnes présidentielles de 2007 et de 2012, il est cette fois-ci un spectateur, attentif et quelque peu dubitatif.

Mélenchon, qui flirte avec les 15 % quand Hamon passe sous les 10 %, affirme que cette fois-ci, le PS est bel et bien mort…

Il dit ça depuis 2007. A la fin, ça va devenir une obsession… Et médicalement comme politiquement, ce n’est jamais bon.

En tout cas, lui cartonne. Et s’il n’a rien perdu de sa radicalité, il s’affirme moins impétueux…

Il a trouvé un style de meeting qui lui convient très bien. Il a inventé le stand-up politique, c’est devenu un showman. Ce style lui permet de ne plus avoir à faire ses saillies trop violentes. Il est dans la pédagogie, c’est le vieux prof qui donne des cours sur le monde et comment le changer. Dans ce registre, il est très bon, d’autant que ça lui permet d’esquiver l’essentiel : sa stratégie politique.

C’est-à-dire ?

Le débat prioritaire avec Mélenchon ne porte pas sur le monde qu’il faut changer, mais en premier lieu sur la stratégie permettant de construire une politique majoritaire. Pour lui, aujourd’hui, elle se réduit à dire «votez pour moi et tout (...)

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