Julien Clerc & Hélène Grémillon, les inséparables

·2 min de lecture

Dix-sept ans déjà qu’ils ont fait le pari du duo. L’écriture pour elle, la musique, encore et toujours, pour lui : dans le travail, ils restent des solistes. A 73 ans, le chanteur sort son 26e album. Pour « Terrien », il a posé ses notes et sa voix sur des textes de Carla Bruni, Clara Luciani, Bernard Lavilliers ou encore Marc Lavoine. Hélène, elle, se charge de lui donner des ailes.

Paris Match. Dans votre nouvel album, vous consacrez une chanson à l’écologie, au retour à la terre. En souvenir de vos années à la campagne dans les années 1970 ?
Julien Clerc. Si j’ai eu cette vie très enrichissante à la campagne, c’est aussi parce qu’enfant, je passais un mois de vacances dans le Poitou avec mon père, ma belle-mère, mes frères et sœurs. Plus tard, dès que j’ai eu un peu d’argent, j’ai acheté la Métairie, dans l’Yonne, où je vivais la moitié du temps avec France [Gall], puis le château des Gouttes avec Miou-Miou. Je me faisais trimballer dans la carriole de M. Lavolée, qui me racontait les petits chemins de la Puisaye, et me parlait – déjà – des problèmes de l’eau. Cela dit, je ne regrette pas d’être revenu à la ville. J’ai toujours été mobile.

Lire aussi:Dans les archives de Match - Julien Clerc, son premier rendez-vous avec Match

Vous ne tenez pas en place ! Vous avez déménagé treize fois en dix-huit ans…
Cela vient encore, je pense, de ma petite enfance. Puisque j’ai été confié à mon père dès l’âge de 2 ans, j’ai été habitué aux allers-retours entre Bourg-la-Reine et la porte d’Orléans, où vivait ma mère. D’un côté on buvait du thé, de l’autre du café au lait. Deux mondes différents et assez hermétiques l’un à l’autre. Je ne parlais jamais chez mon père de ce qu’il se passait chez ma mère et inversement. J’ai toujours eu ce besoin, cette envie de partir du jour au lendemain si je le souhaitais.

Lire aussi:Julien Clerc, ses souvenirs de Jean-Loup Dabadie

C’est ce qui vous a poussé à vous installer à Londres en 2015 ?
L’Angleterre était un vieux rêve. Dès mes 14 ans, mon père a eu la bonne idée de m’y envoyer en stage linguistique. Ensuite, pour mes premières vacances de jeune adulte, je pars avec(...)


Lire la suite sur Paris Match