Julien Aubert : "L’alliance avec LREM accentue la disparition de la droite"

·1 min de lecture

Député Les Républicains du Vaucluse et conseiller régional de Paca, Julien Aubert s’oppose à un accord entre Renaud Muselier et La République en marche pour les élections régionales de juin.

Marianne : Vous avez commencé la politique comme stagiaire aux côtés de Thierry Mariani. Aujourd’hui, il est le candidat du RN en Paca face à LR, votre parti, dont la tête de liste veut conclure une alliance avec La République en marche avant que l’investiture ne lui soit retirée… Vous arrivez à vous y retrouver ?Julien Aubert : J’ai effectivement une proximité idéologique avec Thierry Mariani, sauf que moi, je n’ai pas bougé. Lui, après avoir dit que le FN était son adversaire, a changé d’avis pour retrouver des mandats et avoir une deuxième vie politique. Sur le fond, cette stratégie d’alliance avec LREM accentue la disparition de la droite au profit de Marine Le Pen. Emmanuel Macron n’est pas la solution, Marine Le Pen non plus. Il faut donc essayer de faire vivre une troisième voie, ce qui est le positionnement qui se rapproche le plus du gaullisme.Mais une troisième voie qui se rapprocherait plus de Le Pen ou de Macron ?Ni l’un ni l’autre. Macron est antinomique de la droite : il ne croit pas à la nation, mais à son dépassement par l’individu et la mondialisation. Le Pen, c’est plus compliqué, parce qu’elle donne l’impression de vouloir s’inscrire dans les pas du gaullisme, alors qu’à l’origine, c’était son adversaire. Mais elle ne parle de la nation que sur un mode...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Plus de 90% des journalistes de "20 Minutes" en grève, opposés aux suppressions de postes

"Boomers", affaire Sarah Halimi : la campagne de Julien Bayou entre couacs et contradictions

Stéphane Le Foll et Julien Denormandie : deux génies ruraux au service de la République

Motion de défiance contre la direction de 20 Minutes : "On va droit dans le mur"

Christian Jacob indigné, Julien Bayou satisfait : les réactions à la condamnation de Sarkozy