Julian Assange échappe à l’extradition vers les États-Unis : qui osera lui proposer l'asile politique ?

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En raison de son état de santé, le fondateur de Wikileaks ne sera pas extradé vers les États-Unis. Reste maintenant à le faire sortir de prison. Quel pays aura le courage de lui proposer l'asile politique?

Personne n’y croyait. Tout le monde pensait que le sort de Julian Assange était scellé et qu’il serait extradé vers les États-Unis, où il risque 175 ans de prison. La juge Vanessa Baraitser a en décidé autrement. Au nom du Tribunal de Westminster, à Londres, elle a refusé de donner son feu vert à l’extradition du fondateur de Wikileaks - le prisonnier politique le plus célèbre du monde - en raison notamment de sa santé physique et morale. Certes, la bataille judiciaire n’est pas terminée pour autant. Des recours sont possibles et donc probables. Mais pour la première fois, les défenseurs de celui qui est enfermé à la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans des conditions qui font craindre le pire, peuvent reprendre espoir. L'empire américain aux troussesIl faut dire que l'acte d’accusation sonne vide. Julian Assange, âge de 49 ans, a été arrêté par la police britannique en avril 2019 alors qu’il s’était réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres sept ans plus tôt pour échapper aux sbires de l’Empire lancés sur sa piste. On lui reproche d’avoir diffusé en 2010 plus de 700.000 documents jetant une lumière crue sur les activités militaires des États-Unis sur la planète, notamment en Irak, après l’invasion de 2003, et en Afghanistan, où les G.I.'s sont depuis...

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