Comment Jul a surmonté les critiques pour devenir le plus gros vendeur du rap français

Vincent Matalon
·1 min de lecture

"J'marche en bande organisée, pas là pour sympathiser. Ils ont pas cru en moi, t’inquiète, au final, ils ont réalisé". Dans un couplet du morceau collaboratif Je suis Marseille, Jul résume en une phrase les six premières années de sa carrière : critiqué, voire moqué, en raison d'un style iconoclaste lors de ses débuts en 2014, il a fini par s'imposer comme l'un des acteurs incontournables du rap français.

Le Marseillais, qui a sorti vendredi 18 décembre son 21e album Loin du monde, est carrément devenu en février le plus gros vendeur du rap français de l'histoire avec 4 millions d'albums écoulés. Comment a-t-il réussi un tel tour de force ? Réponse en trois temps.

En imposant une patte musicale festive (tout en donnant des gages aux puristes)

Mélodie joyeuse d'inspiration électronique, refrains entêtants, rythmiques efficaces, paroles décrivant un quotidien qui jongle entre rap, amis, histoires d'amour entre deux virées en voiture, alcool et joints... "Quand tu entends du Jul, tu peux trouver ça fantastique... ou atroce. Mais tu reconnais tout de suite", sourit Mehdi Maïzi, responsable du hip-hop sur la plateforme Apple Music et auteur de Rap français, une exploration en 100 albums (Le Mot et le Reste, 2015). Vous voulez vérifier ? Ecoutez les premières secondes de J'oublie tout (sorti en 2014), puis de Je me promène (2016) et de Sousou (paru cette année) : les ingrédients changent, mais la recette reste (...)

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