Jugement mercredi pour Kamel Daoudi, le plus ancien assigné à résidence de France

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Condamné à un an de prison le 6 octobre dernier en première instance pour non-respect de ses conditions d'assignation, l'ex-islamiste Kamel Daoudi, le plus ancien assigné de France, saura mercredi si la Cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme) confirme ou non la sanction. Le 27 septembre dernier, alors qu'il cuisinait bénévolement dans un bar associatif d'Aurillac (Cantal), Daoudi avait été interpellé à 21h30 par les forces de l'ordre, soit trente minutes après l'heure du couvre-feu qui lui était imposé.

Soutenu par Amnesty International 

Arrêté en 2001 pour un projet d'attentat, attribué à un groupe proche d'Al-Qaida, contre l'ambassade des Etats-Unis à Paris, cet Algérien aujourd'hui âgé de 46 ans a été condamné en appel en 2005 à six ans de prison, à une interdiction définitive du territoire pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et déchu de sa nationalité française. Depuis sa libération en 2008, Kamel Daoudi, marié avec une enseignante française avec laquelle il a eu trois enfants, est assigné à résidence. 

Kamel Daoudi bénéficie du soutien d'Amnesty International qui réclame sa relaxe et pointe la situation kafkaïenne du mis en cause. Les autorités motivent en effet le maintien de son assignation par le fait qu'il n'a pas exécuté son obligation de quitter le territoire français prononcée en 2006, alors que la Cour européenne des droits de l'Homme a interdit cette expulsion au vu des risques de torture qu'il encourt en Algérie et qu'aucun p...


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