Jugés pour avoir diffusé des photos d'exactions du groupe Etat islamique, Marine Le Pen et Gilbert Collard ont été relaxés

franceinfo
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La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a été relaxée mardi 4 mai dans l'affaire concernant la publication en 2015 sur les réseaux sociaux de photos d'exactions commises par le groupe Etat islamique, a appris franceinfo auprès du parquet de Nanterre. Le député européen Gilbert Collard, poursuivi pour les mêmes faits a lui aussi été relaxé. Les deux étaient jugés pour avoir diffusé "un message à caractère violent ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine".

La 14e chambre correctionnelle a expliqué son jugement par le respect de la liberté d'expression des deux élus du Rassemblement national. Il a par ailleurs reconnu "une vocation informative" dans la diffusion de ces images, laquelle "s'inscrit dans une démarche de protestation politique". La diffusion "contribue au débat public" dès lors qu'elle ne "banalise pas" la violence.

Le parquet avait requis 5 000 euros d'amende

Marine Le Pen avait relayé trois photos d'exactions du groupe jihadiste, qui montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d'un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et le corps décapité du journaliste américain James Foley, la tête posée sur le dos. Elle avait ajouté les mots : "Daech, c'est ça !" en réponse à Jean-Jacques Bourdin. Le journaliste "a fait une comparaison entre le RN et Daech en disant qu'il y a une 'communauté d'esprit' entre le RN et Daech", avait déclaré à la barre Marine Le Pen. "J'ai donc rappelé directement sur Twitter (...)

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