Jugée pour avoir diffusé des images de Daesh sur Twitter, Marine Le Pen dénonce un "procès politique"

Jules Pecnard
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Marine Le Pen et Gilbert Collard, le 16 juin 2011. - LIONEL BONAVENTURE
Marine Le Pen et Gilbert Collard, le 16 juin 2011. - LIONEL BONAVENTURE

Marine Le Pen et Gilbert Collard entament ce mercredi leur procès pour avoir diffusé des images d'exactions du groupe jihadiste Daesh en décembre 2015. Interrogée en arrivant au tribunal judiciaire de Nanterre, la présidente du Rassemblement national a dénoncé un "procès politique", dont elle estime qu'il a été "souhaité" par le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti.

"J'avoue que j'ai été particulièrement indignée de voir le ministre et le parquet être obligés, pendant des jours et des jours, de chercher sur quelles bases ils allaient bien pouvoir me poursuivre", a-t-elle déclaré, sans invoquer de preuves pour étayer cette accusation.

"Quand on cherche à condamner quelqu'un sans même avoir une base juridique, eh bien ça veut dire qu'on est en plein procès politique, a ajouté Marine Le Pen.

La patronne du RN est poursuivie pour des tweets publiés en décembre 2015, quelques semaines à peine après les attentats revendiqués par Daesh à Paris et en Seine-Saint-Denis. En réponse au journaliste Jean-Jacques Bourdin, qu'elle accusait d'avoir "fait un parallèle" entre Daesh et le Front national (devenu RN), Marine Le Pen avait relayé trois photos d'exactions du groupe jihadiste en y ajoutant les mots: "Daesh, c'est ça!".

Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d'un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et le corps décapité du journaliste américain James Foley, la tête posée sur le dos.

Article original publié sur BFMTV.com