Judo : panique sur les tatamis

Par Andria Paolorsi
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Le judo français est en crise. Image d'illustration.
Le judo français est en crise. Image d'illustration.

Au judo, le kumi-kata ? la manière dont le judoka positionne ses mains sur le judogi ? ouvre le champ des possibles. C'est lui qui permet d'impulser un déplacement, d'exploiter un déséquilibre, de créer une ouverture. Le 22 novembre prochain, la bataille du kumi-kata entre Jean-Luc Rougé (71 ans) et Stéphane Nomis (50 ans) n'aura pas pour issue une quelconque projection mais la présidence de la Fédération française de judo, ju-jitsu, kendo et disciplines associées (FFJDA).

Les « grands électeurs » du judo français (les délégués nationaux, élus par les représentants des clubs) sont donc appelés à élire leur chef de file pour les quatre prochaines années. En face de l'actuel président, Jean-Luc Rougé ? en poste depuis 2005 et en quête d'un cinquième mandat consécutif ?, se dresse l'ancien international et serial-entrepreneur, Stéphane Nomis.

Une opposition de style ? et de vision ? qui devrait permettre à un judo français bien moribond depuis une dizaine d'années de sortir de l'ornière. Baisse du nombre de licenciés, manque d'attractivité auprès des jeunes, résultats des athlètes masculins en berne, tensions entre clubs et entraîneurs nationaux, gouvernance déconnectée de sa base. L'aura des ambassadeurs du judo français, Teddy Riner et Clarisse Agbegnenou, cache en réalité une institution bien plus déséquilibrée qu'il n'y paraît.

Podium

Historiquement troisième discipline la plus pratiquée en France (derrière le football et le tennis), le sport aux 14 titres ol [...] Lire la suite