Judo - Justice - Margaux Pinot et Alain Schmitt se sont encore affrontés par conférences de presse interposées

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  • Alain Schmitt
    Judoka français
  • Margaux Pinot
    Judoka française

Après une conférence de presse d'Alain Schmitt jeudi après-midi, Margaux Pinot s'est exprimée à son tour et a assuré qu'elle avait cru « y laisser sa vie » face aux coups assenés par son compagnon.

Quelques heures après Alain Schmitt, qui s'est défendu d'avoir agressé sa compagne Margaux Pinot devant les caméras de télévision en direct, la judoka s'est à son tour exprimée publiquement jeudi, lors d'une conférence de presse aux côtés de son avocat, Me Rachid Madid, à Paris. « Ce soir-là, je buvais un pot de départ avec un de mes athlètes. Je devais rejoindre Margaux, elle voulait me voir pour qu'on se dise au revoir. Je pars de là-bas, j'arrive chez elle. Je devais imprimer des documents qui devaient me permettre d'entrer en Israël... », a raconté l'entraîneur avant de dérouler, selon sa version, le reste de la soirée.

Alain Schmitt dit avoir alors commandé un VTC pour rentrer chez lui avant de partir prendre ses nouvelles fonctions à l'étranger. « Elle me dit : "T'es vraiment qu'un lâche, tu m'abandonnes" », explique Schmitt. Piqué au vif, il répond: « J'espère qu'en Israël, je trouverais une moins de 70kg et j'espère qu'elle sera forte parce que je mettrai un point d'honneur à ce qu'elle te batte. » Ces paroles auraient déclenché la tempête. « Elle a sauté sur moi. Elle m'a agrippé par le col. J'ai reculé, j'ai reculé. Elle m'a projeté au montant de la porte (...) Et là, j'étais un peu sonné, recroquevillé sur moi-même. Je me relève, elle m'a empoigné. Et c'est parti dans un truc, dans tous les sens. A droite, à gauche. On a cogné dans les murs, dans un radiateur... », a raconté Alain Schmitt, l'air grave... Cette déclaration publique est intervenue moins de 48 heures après sa relaxe au Blanc-Mesnil par le tribunal de Bobigny. Après son récit, il a dénoncé « un lynchage médiatique » dont il s'estime victime depuis le début de la semaine.

La championne olympique de judo par équipes mixte, a raconté un peu plus tard sa version de ce qu'il s'est passé dans la nuit de samedi à dimanche dernier avec son compagnon. « Je rentrais d'un resto avec des amis, il était convenu qu'on se retrouve avec Alain. Il est arrivé plus tard, vers deux heures du matin, alcoolisé », a commencé Pinot.

Des « propos violents » avant les coups selon Pinot

La judoka explique alors être partie se coucher, avant d'être rejointe par Schmitt. « Il a commencé à me dire qu'il allait rentrer chez lui. [...] Il a commencé à tenir des propos violents, en me disant que ma carrière était foutue, que j'étais débile. J'ai mis les mains sur mes oreilles, j'ai l'habitude d'entendre ce genre de propos de sa part, cela reste dans ma tête pendant des semaines. Je me sens dévalorisée. Il s'est approché du lit, je l'ai repoussé. »

« Je me suis dit : ''soit tu arrives à te dégager, soit tu es morte''. »Margaux Pinot

Selon Pinot, Schmitt a ensuite commencé à lui donner des coups. « Il m'a prise par les cheveux et m'a mise sur le sol. J'étais sur le dos, il s'est mis sur moi et m'a mis des coups de poing des deux mains [...] J'ai réussi à aller dans la pièce d'à côté. Il a ensuite cogné ma tête sur le sol, plusieurs fois. Je crois qu'il a voulu m'étrangler. Il a mis ses mains autour de mon cou. »

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La judoka dit alors avoir réussi à repousser son compagnon avant de « courir dans le couloir ». « Il m'a rattrapée. Je me suis dit : ''soit tu arrives à te dégager, soit tu es morte''. J'ai ouvert la porte, j'ai couru. On est arrivés dans le couloir de l'immeuble dans l'entrée. Il m'a retenu une dernière fois, j'ai sprinté en criant au secours, j'ai demandé de l'aide. J'ai trouvé la deuxième porte, et les voisins qui m'ont entendue, m'ont ouvert la porte ». Les pompiers puis les policiers sont alors arrivés sur place.

« J'ai cru que j'allais y laisser ma vie »Margaux Pinot

« J'ai cru que j'allais y laisser ma vie », a résumé la championne olympique, qui assure ne jamais avoir fait face « à une violence comme ça dans sa vie ». « Je parle pour les femmes qui ont pu mourir pour des actes aussi violents, qui, peut-être, n'avaient pas la carrure ou le mental pour s'en sortir. Je suis reconnaissante envers le judo, la vie. Je vois les choses différemment maintenant. Je suis triste du dénouement de l'audience », a conclu la judoka. Le parquet a fait appel de la relaxe d'Alain Schmitt.

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