Juan Guaidó se déclare président, Maduro dénonce un coup d’État

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REUTERS/Carlos Garcia Rawlins
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“Le Venezuela traverse une journée intense, lors de laquelle les événements s’enchaînent de manière frénétique”, résume El País. Le président de l’Assemblée nationale; Juan Guaidó, 35 ans, s’est déclaré “président en exercice” du Venezuela à la place de Nicolás Maduro, ce mercredi 23 janvier, en vue de “parvenir à un gouvernement de transition” et d’obtenir “des élections libres”. Une décision qui “a reçu l’approbation de l’ensemble de l’opposition et des leaders en exil”, relate le quotidien espagnol.

Soutenu par Donald Trump, qui l’a immédiatement reconnu président par intérim, Guaidó se voit en successeur de Leopoldo López, son mentor et dernière figure unificatrice de l’opposition, qui a été arrêté en 2014. Sa tentative de prise de pouvoir survient dans un climat explosif, deux jours après le bref soulèvement d’un groupe de 27 militaires qui se sont retranchés quelques heures dans une caserne du nord de Caracas, en lançant des appels à l’insurrection, avant d’être arrêtés.

Après l’annonce de Guaidó, une vague de joie et d’espérance s’est répandue parmi les dizaines de milliers d’opposants qui étaient descendus dans la rue mercredi. A Caracas et dans plusieurs autres villes du pays, les manifestations ont été réprimées par les forces de sécurité à coups de gaz lacrymogène, rapporte le quotidien vénézuelien El Nacional. Plus tôt dans la journée, cinq personnes ont perdu la vie lors de rassemblements, à la fois pro et anti-Maduro.

“Tout va maintenant dépendre de la direction que prendra l’armée vénézuélienne”

“La question, c’est de savoir ce qui va se passer ensuite. […] L’administration Trump a-t-elle un plan cohérent pour accroître la pression sur le régime de Maduro, par exemple en gelant ses avoirs ?” s’interroge le correspondant chargé des questions diplomatiques de la BBC, Jonathan Marcus.

“La crise pourrait tout simplement conduire à une plus grande calamité pour le peuple vénézuélien. Tout va maintenant dépendre de la direction que prendra l’armée vénézuélienne, conclut-il. Pour le moment, ses généraux semblent vouloir soutenir le régime actuel. Mais les rangs inférieurs resteront-ils fidèles à M. Maduro ou vont-ils tenir compte de l’agitation croissante à l’intérieur du pays et du chœur de voix puissantes venant de l’étranger ?”

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