Juan ­Guaidó, cet autre président du Venezuela devenu impopulaire

"Je dispose de plus de votes qu'il n'en faut." Juan ­Guaidó ­l'assure, il ­continuera à présider le ­Parlement après le scrutin ­organisé ce dimanche, quatre ans après les élections législatives pluralistes que l'opposition avait remportées en décembre 2015. C'est grâce à cette fonction qu'il avait pu se proclamer l'an dernier président du ­Venezuela par intérim, considérant que le deuxième mandat en 2018 du socialiste ­Nicolás Maduro avait été "usurpé".

Cela fait douze mois que cet ancien ­ingénieur s'acharne à faire tomber le ­successeur ­de Hugo ­Chávez, bénéficiant de bon nombre de soutiens. A commencer par celui de la rue, avec des manifestations monstres en sa faveur, mais également avec le soutien diplomatique de poids lourds latino-américains et de l'administration Trump, qui a multiplié les ­sanctions contre le régime. En vain. Cela ne l'empêche pas de camper sur ses positions et de demander "la fin de l'usurpation", "un ­gouvernement de ­transition" et une nouvelle élection ­présidentielle "libre et transparente".

Il ne semble pas tenir compte du fait que les ­Vénézuéliens n'y croient plus. ­Juan ­Guaidó, qui était ­crédité de 60% sur le plan national dans les sondages en février dernier, a vu sa ­cote de popularité chuter à 20%. Un chiffre qui laisse penser à beaucoup désormais que ­Maduro reste inamovible.


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