"Joyeux Noël quand même!", la chronique d'Anne Roumanoff

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D'habitude on râle contre les obligations de Noël

La queue dans les grands magasins, les trains bondés, les casse-tête des familles décomposées, le sapin à décorer. Ceux qui disent : "J'aime pas trop la période des fêtes mais ça fait plaisir aux enfants". Ceux qui dénoncent : "Cette orgie commerciale me dégoûte". Ceux qui organisent tout à l'avance : "Le 24 à la maison, le 25 chez la belle-mère de mon mari, le 25 au soir chez la grand-mère de mon ex, le 26 avec les enfants du premier mariage de mon mari…"

Les conversations convenues, le tonton qui tient des propos limite dès qu'il picole un peu, jouer les casques bleus pour éviter que ça dérape, les enfants qui piaillent, la cousine qui a sorti la robe à paillettes, les remerciements hypocrites : "Oh, merci, c'est joli. Mais c'est quoi exactement?" Le chèque à l'écriture tremblotante de mamie, "comme ça, tu t'achèteras ce que tu veux". La bûche prétendument légère parce qu'elle est à base de fruits. Le mal de crâne le lendemain, les papiers cadeaux éparpillés dans le salon, les restes dans le frigo qu'on finit pendant une semaine. Oui, bien sûr, c'était ennuyeux parfois, c'était long souvent, mais il y avait des embrassades, de la chaleur humaine, des sourires, du partage. Cette année où presque plus rien de tout cela n'est possible, on se dit qu'on a été bien bête de ne pas avoir mieux su savourer ces petits instants de vie.

Les interrogations des riches

"On aimerait partir quelques jours pour les fêtes mais on ne sait pas où...


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