Des journalistes priés d’envoyer leurs questions en avance à la Maison-Blanche

Par LePoint.fr
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Jen Psaki face aux journalistes à la Maison-Blanche, le 1er février.
Jen Psaki face aux journalistes à la Maison-Blanche, le 1er février.

Le 21 janvier dernier, Jen Psaki, la nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche, avait fait part de son « profond respect pour le rôle d'une presse libre et indépendante ». L'une de ses missions ? « Partager des informations précises avec le peuple américain » et ramener « la vérité et la transparence dans la salle de briefing », où Donald Trump avait pris pour habitude de s'en prendre régulièrement aux médias présents et à leurs « fake news », avait-elle assuré. Mais à en croire The Daily Beast, ces paroles pourraient avoir été rapidement oubliées par l'équipe de communication de Joe Biden.

À plusieurs reprises, celle-ci aurait sondé des journalistes pour savoir quelles questions ils allaient poser à Jen Psaki lors des fameux briefings médias. « Bien que ce soit un soulagement de voir les briefings revenir, en particulier avec un engagement sur des informations factuelles, la presse ne peut pas vraiment faire son travail dans la salle de briefing si la Maison-Blanche trie et choisit les questions qu'elle veut. Ce n'est pas du tout une presse libre », assène un correspondant à la Maison-Blanche interrogé par le média américain.

Une pratique assumée

Ce sujet aurait notamment été évoqué lors d'un appel informel entre les correspondants à la Maison-Blanche, soucieux de conserver leur liberté de parole. Il aurait été ainsi conseillé aux journalistes de refuser de communiquer les questions en avance à l'équipe de Joe Biden, ou de tout simplement faire la sourde or [...] Lire la suite