Des journalistes français espionnés par le logiciel Pegasus : "C'est une atteinte à nos libertés"

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Un scandale mondial. Une enquête publiée par un consortium de 17 médias, dont Le Monde, The Guardian ou encore le Washington Post a révélé l'espionnage de plusieurs milliers de journalistes, d'opposants politiques ou encore de responsables diplomatiques grâce au logiciel israélien Pegasus, de la société NSO Group. Ce dernier s'introduit dans les smartphones et permet de récupérer les messages, les photos, les contacts ou encore d'écouter les appels du propriétaire.

Au total, les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont eu accès à une liste, établie en 2016, de 50.000 numéros de téléphone que les clients de NSO avaient sélectionnés en vue d'une surveillance potentielle. En France, des journalistes de Mediapart et du Canard enchaîné ont été ainsi espionnés par les services secrets marocains. 

Une plainte déposée

Parmi les cibles françaises, Lénaïg Bredoux, journaliste à Mediapart. Le média en ligne a décidé de déposer plainte ce lundi auprès du procureur de la République de Paris. "Ce n'est pas du tout agréable, il faut bien le reconnaître", confie-t-elle sur Europe 1, pointant une situation "assez inhabituelle". "Et puis après, évidemment, vous avez immédiatement une pensée pour les milliers d'autres personnes qui ont été ciblées : 50.000 cibles, c'est énorme."

Le Canard Enchaîné, qui fait partie selon Le Monde des médias français dont des journalistes ont été visés, a également assuré qu'il allait saisir la justice. "Nous allons porter plainte contre X avec...


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