"Des journalistes ont été menacés" : au Sénégal, le difficile travail des médias pour couvrir l’affaire Sonko malgré la censure

franceinfo
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Au Sénégal, la presse se bat pour pouvoir travailler librement, notamment pour couvrir l'affaire Ousmane Sonko. Ce leader de l’opposition, accusé de viol présumé et de menaces de mort, dont l'arrestation a été à l’origine des émeutes du début du mois de mars. Une nouvelle journée de "manifestation pacifique" devait se dérouler samedi 13 mars à l’appel de l’opposition pour demander la libération de militants emprisonnés. Mais elle a été reportée sine die après un appel à l'apaisement des milieux musulman et chrétien.

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Au plus fort des émeutes, le signal des chaînes Sene TV et Walf TV a été coupé par les autorités pendant plusieurs jours. Les deux chaînes retransmettaient en direct les événements. Une censure que condamne Nicolas Diam, le président du Collectif des techniciens de la presse audiovisuelle : "Dans quel État sommes-nous ? Quelle presse veut l’État du Sénégal ? Ce sont les questions que l’on se pose. Pire encore, la TNT n’est pas fait pour être coupée quand on veut. On a numérisé toutes les chaînes pour avoir une meilleure qualité et de meilleurs programmes mais il ne faudrait pas que les autorités en profitent pour couper le signal quand elles veulent."

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