Un journaliste grec, spécialiste des affaires criminelles, assassiné à Athènes

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George Karaivaz, bien connu des Grecs, a été assassiné par balles, vendredi 9 avril, alors qu’il rentrait à son domicile dans la banlieue de la capitale. L’attaque, dont la préméditation fait peu de doutes, a été perpétrée par deux hommes à moto qui ont tiré à une quinzaine de reprises dans sa direction.

Avec notre correspondant à Athènes, Joël Bronner

« Un choc pour nous tous. » C’est ainsi que la porte-parole du gouvernement grec a qualifié l’assassinat du journaliste Giorgos Karaïvaz. « Une attaque de la démocratie », a renchéri le parti d’opposition Kinal. Ce type d’assassinat est « un acte odieux et lâche », a réagi pour sa part Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne sur Twitter.

Giorgos Karaïvaz, abattu par deux individus à moto vendredi, était marié et père d'un enfant. Il a été tué sur le coup, au moment où il sortait de son véhicule, au retour d'une émission de télévision.

Le journaliste était notamment connu des Grecs pour sa participation à Des vérités avec Zina, une émission quotidienne de la chaîne de télévision privée Star TV. Le quinquagénaire était également le fondateur et dirigeant de Bloko, un site internet où les questions de corruption tenaient une place centrale.

Deux collègues de Giorgos Karaïvaz ont commenté sur ce même site l'assassinat survenu vendredi : « Certains ont choisi de le faire taire et de le forcer, avec des balles, à ne plus écrire ses articles. Ils l’ont exécuté devant chez lui. »

En 2010, Socratis Giolias, un journaliste d’investigation, avait lui aussi été abattu par balles devant son domicile de la banlieue d’Athènes. Et lui aussi travaillait sur des affaires de corruption. À l’époque, l’attaque avait été officiellement revendiquée par un groupe d’extrême gauche, mais l’enquête n’avait pas abouti.