Journée sans téléphone portable : "C'est dangereux lorsqu'il devient un prozac interactif"

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Sommes-nous accros à nos téléphones portables ? La Journée mondiale sans mobile a lieu dimanche, l'occasion de nous interroger sur notre dépendance au numérique et sur son impact sur l'environnement. Le docteur Michael Stora, psychanalyste et fondateur de l’Observatoire des mondes numériques et sciences humaines, estime sur Europe 1 qu'il faut faire attention à notre consommation d'écrans. "C'est très dangereux lorsque notre portable devient une sorte de prozac interactif, un anti-dépresseur", affirme-t-il.

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Michael Stora ne rejette pas le téléphone par principe. Il lui trouve même de nombreux avantages : "Au moment du confinement, heureusement que nous avions internet pour rester en lien", rappelle-t-il. Pour autant, il estime que le téléphone a tendance à être un "doudou sans fil", un objet qui permet de "pallier des sentiments de malaise". Selon lui, "la question de la dépendance est toujours présente, même si elle n'a jamais été validée par les grandes instances psychiatriques comme l'OMS".

"Il ne faut pas sombrer dans un monde d'images"

Michael Stora plaide ainsi pour "un retour vers des valeurs qui nous rappellent que nous sommes en contact avec les autres réellement". Selon lui, c'est lorsque nous perdons cela de vue que "le portable devient une sorte de palliatif, une prothèse". "Le visuel n'est pas la sensorialité la plus empathique. Il ne faut pas sombrer dans un mo...


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