Journée du refus de l'échec scolaire: un collégien de zone prioritaire sur deux s'ennuie en cours

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Une classe de collège (illustration) - Thomas SAMSON © 2019 AFP
Une classe de collège (illustration) - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Un goût mitigé pour l'école. Près de la moitié des collégiens scolarisés en zones prioritaires, c'est-à-dire dans des établissements classés REP ou REP+, s'ennuient en cours. C'est l'un des enseignements de l'étude menée par l'Afev, l'Association de la fondation étudiante pour la ville, qui lutte contre les inégalités, dont les résultats sont publiés à l'occasion de la Journée du refus de l'échec scolaire.

Si 44% des collégiens disent s'ennuyer en cours, sur les 882 interrogés en mai et juin dernier, les trois quarts d'entre eux disent toutefois aimer aller à l'école (50% aiment "un peu" et 25% aiment "beaucoup"). Ce sentiment est plus présent chez les plus jeunes, puisqu'ils sont 32% des élèves de 6ème et 5ème à répondre qu'ils apprécient l'institution, contre 18% chez les 4ème et 3ème.

Cette avancée dans la scolarité est représentative d'autres phénomènes. Ainsi, 43% des élèves de 3ème ne participent pas ou peu en classe, contre 26% des collégiens de 6ème. A cela s'ajoute leur relation avec leurs professeurs: 45% des collégiens de 6ème pensent que leurs enseignants les comprennent, contre 30% chez les élèves de 3ème.

Stress et fatigue

Cet ennui et ce manque de confiance en l'institution peuvent s'expliquer par le mal-être des collégiens. Même si ce dernier est en recul. Ainsi, un peu plus d'un collégien sur six dit se sentir mal au collège. La cause: le stress - un tiers des élèves expliquent avoir des maux de ventre avant d'aller en classe -, la peur des contrôles et la fatigue, qui arrive en tête des raisons invoquées (57%). Les élèves sont une large majorité à donner ces raisons pour expliquer leur malaise.

Les 882 collégiens interrogés par l'association mettent également en évidence d'autres phénomènes, source de stress. A commencer par les relations conflictuelles entre élèves. Un quart d'entre eux dit avoir été la cible de moqueries, d'insultes ou pris dans des bagarres. La moitié évoque la crainte du jugement des autres. Une violence qui se poursuit jusqu'en dehors du collège puisque 6% des élèves sondés expliquent avoir été moqués sur les réseaux sociaux.

Un mal-être plus présent chez les filles

C'est encore plus vrai chez les jeunes filles. Le sentiment de mal-être est plus présent chez les collégiennes que chez les collégiens (21% contre 9%) et elles sont beaucoup plus nombreuses à avoir mal au ventre avant d'aller en cours (36% contre 19% chez les garçons). La raison principale de cette situation invoquée est le stress et l'appréhension, puis les contrôles et les devoirs surveillés.

Toutefois, si ces résultats restent élevés, ils sont en recul. "En 2009, 52% des élèves de 6ème et 5ème enquêtés avaient déjà été victimes dans leur collège de problèmes avec les autres élèves. En 2020, ils sont 30%", conclut l'étude de l'Afev.

Article original publié sur BFMTV.com

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