Journée mondiale du donneur de sang : face à la pénurie, les hôpitaux redoublent d'imagination

Yannick Lemière fait le même constat chaque jour : quand le responsable des stocks du centre hospitalier de Reims ouvre les réserves du laboratoires, les poches de sang manquent. À Reims et dans la région Grand Est, les besoins en produits sanguins augmentent d’année en année. Yannick a donc appris à optimiser et à négocier. "Un prescripteur va nous demander trois poches, mais en lui expliquant nos problèmes de stocks, deux poches vont suffire", explique-t-il à Europe 1.

Dans l’établissement, les seuils sont en-dessous du seuil critique

"C’est en fonction du type patient, de sa pathologie et du stock. C’est un équilibre à trouver", poursuit-il. Malgré tout, Yannick et son équipe sont obligés de faire au cas par cas face à la pénurie de poches de certains groupe sanguin - celle qui fait le plus défaut est le O négatif.

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Un équilibre plus que fragile. Et puisque chaque goutte compte, les patients sont de plus en plus nombreux à recevoir un sang différent de leur groupe sanguin. "Ca va nous faire une économie", estime Yannick Lemière. "Il y a eu des patients qui ont utilisés à eux seuls 40 poches dans la même journée. Si vous lui donnez les 40 poches de son groupe sanguin, vous lui donnez notre stock entier, ce n’est pas possible."

Des opérations reportées

L'opération est le plus souvent sans risque, mais elle n'est pas toujours possible selon les groupes sanguins. En effet, la transfusion du sang d’un autre groupe peut...


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