Journée mondiale d'Alzheimer : «Ça fait mal de voir son mari diminué»

Cette maladie concerne plus d’un million de personnes en France et plus de 30 millions à travers le monde. Pourtant, il n'existe aucun traitement face à la maladie d’Alzheimer dont c’est la journée mondiale ce mercredi. Pour les patients, comme pour leurs proches, il faut faire avec les conséquences de cette maladie neurodégénérative : les oublis répétés, les problèmes d’orientation, les troubles des fonctions exécutives (projeter, organiser, ordonner dans le temps, avoir des pensées abstraites) ou encore des troubles du langage. À 79 ans, Gisèle épaule son mari François au quotidien.

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Une maladie décrite pour la première fois en 1906

Avec patience et courage, Gisèle aide son mari François, atteint par la maladie d'Alzheimer même si elle reconnaît que les "débuts ont été difficiles". Son époux, lui, admet être "incapable de donner les dates de naissance de ses enfants". "Je vais vous donner l'âge, quelquefois je me souviens plus de leur prénom, ce n'est pas facile", confie-t-il. François se dit déboussolé de voir son épouse s'occuper de tout. "Elle a beaucoup de choses à faire", observe-t-il. "Je reconnais que je gère absolument tout, tout ce qui concerne la maison", continue Gisèle. L'homme parvient tout de même à se rendre au marché et à faire les courses, avec "une liste précise".

Décrite pour la première fois en 1906 par le médecin allemand Alois Alzheimer, cette maladie "neurodégénérative" conduit à une détér...


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