Journée d'hommage aux victimes du terrorisme: où en est la menace?

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Ce jeudi 11 mars, pour la deuxième année consécutive, le président français Emmanuel Macron commémorera la journée d'hommage aux victimes du terrorisme. Un rendez-vous instauré par l'Union européenne en 2005 après les attentats de Madrid. Le chef de l'État se rendra notamment à Dammartin en Geôle, pour rencontrer l'imprimeur Michel Catalano, retenu en otage par les frères Kouachi en janvier 2015. L'occasion aussi de rappeler que la menace terroriste est toujours très élevée en France.

Depuis 2017, 33 attentats ont été déjoués en France dont deux projets très aboutis, en 2020. Aujourd'hui, la menace est avant tout endogène, elle vient de personnes se trouvant déjà en France et qui se radicalisent brutalement, rendant le travail des services de renseignements plus difficile. Autre caractéristique, le simple blasphème envers la religion musulmane a pris une part importante dans les justifications des suspects, arrêtés avant leur passage à l'acte.

La menace exogène, venue de l'étranger, reste aussi sous haute surveillance, même si elle est moins forte qu'en 2015.

Le Sahel et la Syrie sous surveillance

Au Sahel d'abord, la présence militaire française pourrait donner aux organisations terroristes affiliées à al-Qaïda au Sahel, des velléités de représailles en Europe. Au Levant, dans le nord-est de la Syrie, la discrète reconstitution de cellules de l'État islamique préoccupe les services français : l'organisation chercherait toujours à projeter des attentats en France.

Une menace qui n'incite pas Paris à changer sa doctrine sur le retour des jihadistes français partis combattre en Syrie: ils doivent être jugés là où ils se trouvent pour les actes qu'ils ont commis sur place, rappelle l'Élysée.

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