Journée des écrivains en prison: en Iran, la lutte contre la censure de la culture plus forte que jamais

© Nasim Vahabi

Le 15 novembre marque la journée mondiale des écrivains en prison. En Iran, alors que le régime islamique tente de réprimer les mouvements de contestation depuis deux mois, auteurs, poètes et comédiens sont aussi pris pour cible en raison de leur travail pour la liberté d’expression. Avec l’espoir de lutter contre la censure, des artistes iraniens ont pris une responsabilité : celle de devenir la voix de leurs confrères et consœurs réduits au silence.

« Je suis fatiguée d’avoir peur. Je n’ai jamais été politisée avant, mais maintenant, j’ai un devoir humain en tant qu’écrivaine. Il faut que je crie à leur place », assène Nasim Vahabi, autrice iranienne résidant en France depuis 1998. À l’occasion de cette journée des écrivains en prison, Nasim a élaboré un document non-exhaustif qui répertorie les noms des auteurs, poètes, journalistes et blogueurs assassinés ou actuellement incarcérés en Iran. Une photographie accompagne chaque nom, où l’on décèle un sourire, une histoire. Une façon de rendre hommage et de ne pas laisser tomber dans l’oubli ces hommes et ces femmes exerçant un métier « pourtant d’ordinaire peu risqué », souligne la doctorante en littérature. Pour elle, composer cette liste était nécessaire. « Avec les images, je voulais donner un aspect palpable à ces gens qui sont morts pour avoir écrit. »

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Malgré la crainte, ne pas décourager


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