Journée du don d’organes et de tissus : démêlez le vrai du faux

En juin 2004, une greffe de foie a été réalisée à l'hopital Cochin de Paris.  - Credit:DURAND FLORENCE/SIPA / SIPA
En juin 2004, une greffe de foie a été réalisée à l'hopital Cochin de Paris. - Credit:DURAND FLORENCE/SIPA / SIPA

Chaque jour en France, près de 15 personnes sont sauvées grâce au don d'organes. Pendant l'année 2023, 5 634 greffes ont été réalisées afin de sauver des vies. Selon le dernier baromètre de l'Agence de la biomédecine, 80 % des Français sont favorables au don de leurs organes. Si vous hésitez encore, sachez qu'un donneur peut sauver jusqu'à 7 vies.

À l'occasion de la Journée nationale de réflexion sur le don d'organes et la greffe le 22 juin, l'Agence de la biomédecine veut faire de cette journée une date pour parler du sujet avec ses proches. Interrogations, idées reçues, fausses croyances… Démêlez le vrai du faux sur ce qu'il faut savoir sur le don d'organes.

Il existe une contre-indication liée à l'âge

Faux. Bonne nouvelle, il n'existe pas de contre-indication liée à l'âge du donneur. Le plus important est véritablement l'état des organes de la personne décédée. Le prélèvement est possible à tous les âges. En 2019, un patient de 96 ans a donné son foie. En 2020, 3 % des donneurs en état de mort encéphalique avaient 17 ans ou moins ; 27,7 % entre 18 et 49 ans ; 29,4 % entre 50 et 64 ans et 40 % avaient plus de 65 ans.

Ne rien dire de son vivant signifie le refus du don d'organes

Faux. En France, le don d'organes et de tissus est encadré par la loi. Au nom de la solidarité nationale, c'est le principe du « consentement présumé » qui prévaut. Cela signifie que chacun est présumé donneur d'organes et de tissus.

Si vous ne souhaitez pas que ce soit le cas, il faut [...] Lire la suite