Argentine: première journée de la mémoire pour la justice et la vérité depuis l’élection de Milei

Le 24 mars est un jour bien particulier sur le calendrier argentin. Le pays rendait hommage, ce dimanche comme chaque année, aux victimes de la dictature des années 1970-80. Des rassemblements ont eu lieu à travers tout le pays, et notamment sur la place de Mai, au cœur de la capitale. Une mobilisation particulièrement massive pour la première du président Javier Milei.

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Théo Conscience

Ils sont des dizaines de milliers, 200 000 selon les organisateurs, à être venus place de Mai pour crier « nunca mas », « plus jamais ». Toutes les générations sont présentes, beaucoup de gens sont venus en famille, et dans la foule, on voit partout ces photos en noir et blanc avec le visage des disparus de la dictature.

Et puis, il y a aussi beaucoup de pancartes avec ce nombre, 30 000 disparitions forcées, 30 000 personnes assassinées par la junte, bilan contesté notamment par Javier Milei, le président de la Nation, qui a publié ce dimanche matin une vidéo pour présenter sa version de ce qu'il s'est passé entre 1976 et 1983.

Éviter que l'Histoire se répète

Une version qui parle d'une guerre entre deux démons plutôt que de terrorisme d'État. Le président argentin accuse les organisations de défense des droits humains d'avoir monopolisé et tronqué le récit mémoriel. Et la mobilisation massive sur la place de Mai, en face de la Casa Rosada, le palais présidentiel, est une réponse à son révisionnisme.

Les gens qui sont ici présents le disent : plus que jamais, il faut se souvenir, et dénoncer les crimes de la dictature, pour éviter que l'Histoire ne puisse se répéter.


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