Un jour, un photographe : dans les yeux de Sabine Weiss

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« Dès ses premiers essais personnels, Sabine Weiss est attirée par les ambiances de nuit, les enfants, les vieillards, les clochards, la solitude, la pauvreté, le spectacle de la rue. Des sujets également photographiés par Robert Doisneau, Willy Ronis ou Izis, mais sans qu'on puisse parler dans son cas de prise de position militante ni de dénonciation politique », explique Virginie Chardin.
« Dès ses premiers essais personnels, Sabine Weiss est attirée par les ambiances de nuit, les enfants, les vieillards, les clochards, la solitude, la pauvreté, le spectacle de la rue. Des sujets également photographiés par Robert Doisneau, Willy Ronis ou Izis, mais sans qu'on puisse parler dans son cas de prise de position militante ni de dénonciation politique », explique Virginie Chardin.

Quand on pénètre dans la maisonnette nichée au fond d?une cour que Sabine Weiss habite depuis les années 1950 boulevard Murat à Paris, c?est la surprise : aux murs, il y a bien des peintures (beaucoup sont de son mari, le peintre Hugh Weiss), des objets glanés au fil des voyages, tout un bric-à-brac poétique? mais de photos, point de trace. Étonnant, car la (presque) nonagénaire est l?un des grands noms de la photographie du XXe siècle, une artiste au regard affûté, souvent comparée pour son humanisme à son ami Robert Doisneau.

Mais voici, sur la table basse, à côté d?une boîte de macarons, un bel ouvrage intitulé Sabine Weiss, que publient les éditions Actes Sud avec une préface de Virginie Chardin, spécialiste de la photographe et commissaire de l?exposition qui lui est consacrée à la chapelle du muséon Arlaten à Arles. Avant d?ouvrir le livre, Sabine Weiss nous met en garde ? « Les regarder, je n?ai rien contre, mais je ne ferais pas ça toute la journée ! » ? avant de se prendre au jeu? et de s?arrêter sur un cliché pris à deux pas de chez elle, porte de Saint-Cloud. Une photo de « morveux » comme elle le dit avec, dans la voix, une indéniable tendresse.

Porte de Saint-Cloud, Paris, France, 1950. © Sabine Weiss« Ces photos, je les aime beaucoup. J?ai toujours aimé photographier les enfants qui vivaient autour de chez nous, ils jouaient là sur le terrain vague. On y trouvait aussi des clochards, que j?ai beaucoup photographiés, d?ailleurs. L?endroit n?ét [...] Lire la suite

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