Un jour, un photographe : le regard (tendre) de Clarisse Hahn

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 Karim est l'un des personnages centraux de la série « Les Princes de la rue ».
Karim est l'un des personnages centraux de la série « Les Princes de la rue ».

Épicentre d?un quartier particulièrement animé, situé au pied de la butte Montmartre, dans le nord de Paris, le carrefour à l?intersection des boulevards Barbès, Rochechouart, Magenta et la Chapelle vit au rythme de plusieurs marchés. Le premier, d?alimentation, dont les échoppes s?installent les mercredis et samedis matin à l?ombre du métro aérien. Le deuxième, de misère, constitué d?étals posés à même le sol où des « biffins » (le terme, revenu d?actualité depuis cinq ans, renvoie à l?argot des chiffonniers du XIXe siècle) négocient à vil prix des marchandises souvent avariées. Le troisième, parallèle, qui se déroule dans une plus grande clandestinité et mêle divers trafics de cigarettes et de stupéfiants.

Ce sont les acteurs de ce dernier « business » que la photographe Clarisse Hahn a choisi de documenter depuis trois ans. Ce n?est pas tant le caractère illégal de cette activité qui a attiré son attention de prime abord que les silhouettes des hommes, jeunes pour la plupart, qui s?y adonnent. Pour Le Point, elle revient sur ce travail au long cours qui donne lieu, aujourd?hui, à une exposition* aux Rencontres photographiques d?Arles, intitulée « Les Princes de la rue ».

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