Le jour où j’ai rencontré des résistants karens

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Voilà sept décennies que, dans l’est de la Birmanie, les soldats karens mènent une guérilla sans merci pour l’autonomie de leur ethnie. Loïc Grasset a réussi l’exploit de se rendre sur la ligne de front, aux côtés des ces rebelles chrétiens. Une expédition de trois semaines à hauts risques.

« Dans un pays complètement cadenassé depuis le coup d’Etat birman, en février dernier, nous sommes le premier média international à pénétrer sur ce front. Ce reportage a bien failli ne jamais se faire. Durant trois semaines nous avons dû, avec le photographe Thierry Falise, crapahuter dans l’une des plus vieilles forêts tropicales du monde avec de très fortes déclivités. Entrecoupée par des chemins de contrebandiers, taillés à la machette. Levés à 5 heures chaque matin, nous marchions entre 4 et 10 heures, avant de s’endormir sur une toile cirée, posée à même le sol, entourés de scolopendres et de serpents venimeux. Nous crapahutions souvent de nuit, un sac-à-dos de 15 kilos sur le dos. Un rythme spartiate en pleine mousson. La pluie nous a accompagné dans nos pérégrinations près de 20 heures par jour. Il nous a aussi fallu traverser des zones contrôlées par l’armée birmane, qui n’a pas grand-chose à envier aux nazis. Les soldats tuent femmes et enfants, des gens sont brûlés vifs dans leurs maisons, mutilés…

Notre reporter Loïc Grasset dans la jungle birmane.
Notre reporter Loïc Grasset dans la jungle birmane.

Notre reporter Loïc Grasset dans la jungle birmane. © Thierry Falise (...)
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