Un jour férié en plus pour relancer le tourisme ? La Grande-Bretagne y pense

Un jour férié en plus pour relancer le tourisme ? La Grande-Bretagne y pense

Pour stimuler le secteur, l’Office de tourisme de la Grande-Bretagne souhaiterait instaurer un jour férié supplémentaire. Le gouvernement réfléchit à la proposition.

Comment relancer le tourisme ? Cette question, chaque pays se la pose pour stimuler un secteur sinistré par la crise du coronavirus. En France, l'État s’est engagé à hauteur de 18 milliards d’euros dans un “plan Marshall” résolument ambitieux. De l’autre côté des Pyrénées, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a lui annoncé que les arrivées de touristes seraient à nouveau autorisées à “partir du mois de juillet”. Selon Forbes, le tourisme représente “environ 12% du PIB du pays”. Moins durement touché par la pandémie que d’autres pays européens, le Portugal reprend doucement ses activités touristiques. Qu’en est-il de nos voisins britanniques ? 

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L’office national en charge de promouvoir le tourisme, VisitBritain, a suggéré d’inclure un nouveau jour férié au calendrier potentiellement autour des vacances de la Toussaint en octobre selon The Guardian. Cette décision permettrait de soutenir le tourisme alors que les pertes du secteur sont estimées à 37 milliards de livres cette année outre-Manche (41 milliards d’euros). 

Avec le confinement, "l’industrie a perdu le bénéfice de deux jours fériés en mai. Je pense qu’un jour férié supplémentaire en octobre est une idée qui doit être envisagée, parce que nous allons devoir faire revenir des gens et pas seulement en juillet et août", a déclaré Patricia Yates, directrice générale de VisitBritain, au quotidien britannique. 

Le gouvernement ne dit pas non

Si le gouvernement a annoncé “soutenir l’industrie du tourisme en cette période difficile”, il répondra à la proposition de VisitBritain “en temps voulu” même si un porte-parole du Premier ministre regrette que cette mesure “entraîne des coûts économiques” supplémentaires.

Questionné par The Guardian, le Center for Economics and Business Research (CEBR) estime que cette perte pour les entreprises peut en partie être compensée par des gains dans d’autres secteurs. "Cette année, il y a fort à parier que l’augmentation des dépenses dans le commerce de détail, l’hôtellerie et la restauration lors d’un jour férié supplémentaire après une période d’épargne forcée pourrait être le double du coup de pouce habituel" observé à l’occasion d’un jour férié classique. Soit environ 440 millions de livres (390 millions d’euros) pour les commerces (hôtellerie et restauration compris) et 50 millions de livres (45 millions d’euros) pour le tourisme. 

Difficulté en plus, la Grande-Bretagne pourra difficilement compter sur les visiteurs étrangers. Tous les voyageurs arrivant sur l’île à compter du 8 juin devront rester en quarantaine pour une durée de quatorze jours. Une contrainte sûrement rédhibitoire pour beaucoup d’entre vous.

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