Le son du jour #264 : obscur comme Onyx

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Judd Stone, moitié d'Onyx, en 1982.

Onyx – à ne pas confondre avec la quinzaine d’autres groupes qui ont porté ce nom à travers l’histoire de la pop – est un duo de rock expérimental qui fut actif pendant une période très limitée, à Boston, au début des années 80. Sa maigre œuvre enregistrée tient sur deux quarante-cinq tours et une cassette, édités par un label du nom de Nu-Age Records dont le catalogue contient en tout et pour tout trois références, toutes les trois signées Onyx, duo de rock expérimental qui fut actif pendant une période très limitée, à Boston, au début des années 80.

Une boucle de rétroaction se serait glissée dans la phrase ci-avant ? Précisément, l’histoire d’Onyx s’arrête presque exactement là où elle a commencé et il n’y a rien d’autre à raconter à leur sujet qu’un enchevêtrement de souvenirs brouillardeux dans la tête de Judd Stone, sa moitié laborieuse (l’autre était un mannequin britannique du doux nom de «Beveur») dont Abraham Toledano, label manager de Mind Records, a mis cinq ans pour retrouver la trace. Onyx n’est pas un énième groupe victime d’une injustice de l’histoire de la musique ou tombé dans un trou, il a seulement cessé ses activités prestement après les avoir commencées quand ses deux membres, de leur côté, ont continué leur vie loin du monde de la musique et des petits clubs de punk bostonien.

Ce qui ne rend que plus délectable la découverte de leur musique un peu plus de trente ans plus tard, et bénéfique leur réédition. Car comme quelques autres objets similaires publiés dans n’importe lequel des pays où la révolution punk a provoqué des remous artistiques, les deux singles et la cassette unique d’Onyx s’échangent à des prix tout à fait prohibitifs sur les plateformes spécialisées, en raison de leur rareté et d’une demande en augmentation constante causée par la publication de quelques titres du groupe sur YouTube.

A Libération, on est donc heureux de partager avec vous cette remise à disposition luxueuse – Mind Records est du genre à mettre les petits plats (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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