Le son du jour #244 : inconfortable comme Deeat Palace

Libération.fr
Marion Camy-Palou aux platines.

Plutôt qu'un slow de Guns N' Roses, une double décharge de bruit électronique pour se déchirer les tympans.

Puisque de la no-wave à guitares à la techno des cavernes, il n’y a désormais qu’un pas chassé aussi aisé à réaliser qu’un Ctrl + ⇧ + T dans Google® Chrome™, Marion Camy-Palou s’aère la tête de ses groupes Officine et Astre avec des machines, un micro, et un devenir robot.

Son premier 45 tours 8 pouces qui vient de sortir sur le label franco-japonais Mind Records, au moment très opportun du quatrième anniversaire de ce dernier, s’apprécie donc à égalité dans trois positions : les jambes serrées, en mouvement latéral régulier sur une piste de danse ; à cloche-pied, en mouvement vertical et en poussant des hurlements de douleur extasiée sur le parquet d’une galerie ; enfin assis les jambes en tailleur, un couteau de boucher enfoncé dans la paume sans tout à fait l’entailler, dans le confort tout relatif de son salon.

Autant dire que l’on a affaire à un disque éminemment contemporain de par son éclectisme et son mélange idéal de générosité et d’inconfort, et qu’on est très impatient d’entendre la manière dont la musique de Deeat Palace risque de s’étendre et s’épaissir demain ou après-demain.

Plus d’infos sur le site de Mind Records.



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