Joséphine Baker au Panthéon : gare à la récupération

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Joséphine Baker photographiée par le studio Harcourt en 1940.
Joséphine Baker photographiée par le studio Harcourt en 1940.

Née à Saint-Louis du Missouri, en 1906, au c?ur d?une famille d?Afro-Indiens défavorisée, Joséphine Baker a souffert plus que personne du racisme et de la ségrégation, y compris au sein de sa propre communauté. Pourtant, elle n?aimait pas le mot « racisme ». Elle préférait parler d'« incompréhension entre les êtres ». Black people par obligation, une fois parvenue au sommet, l?Américaine cherchera longtemps à s?affranchir de sa couleur en prenant des bains de lait et en se frottant la peau avec des écorces de citron. Il fallait se fondre à ce monde blanc européen qui fit sa gloire et sa fortune. Au point d?en venir parfois à mépriser ceux de ses compatriotes qui lui rappelaient les affres de sa propre négritude. « Je vous dois tout ! » avoua-t-elle au commandant Jacques Abtey, lorsqu?en septembre 1939 celui-ci la recruta en qualité d?honorable correspondante pour le compte du 2e bureau. « Vous », c?était d?abord la France, sa patrie d?adoption, qui devint le premier de ses « deux amours ». Cette France chineuse mais ouverte et généreuse, où la descendante d?esclaves trouva sa véritable couleur, un mâtiné de bleu, de blanc et de rouge. Militariste et cocardière, Joséphine le fut dans toute son étendue. On ne plaisante pas avec le drapeau et avec l?hymne national. Provocatrice sur scène, l'« Oiseau des îles » sera toujours à la ville un parfait modèle d?intégration et un militaire peu enclin à pardonner une personne qui n?avait pas salué comme il se doit le [...] Lire la suite

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